30 novembre 2010

29 novembre 2010

Plan de développement des usages numériques à l'école

Luc Chatel a présenté les cinq objectifs principaux du plan de développement des usages du numérique à l’école : faciliter l’accès à des ressources numériques de qualité, former et accompagner les enseignants dans les établissements scolaires, généraliser les services numériques et les espaces numériques de travail, réaffirmer le partenariat avec les collectivités locales et former les élèves à l’usage des technologies de l’information et de la communication. 


envoyé par Education_nationale.


Pour promouvoir l’utilisation des ressources numériques pédagogiques innovantes, le ministère mettra en place un portail de référencement des ressources pédagogiques, de l’édition publique et privée. Ce portail permettra aux équipes pédagogiques de découvrir les ressources les plus pertinentes pour ses besoins. Les établissements et écoles retenus dans le cadre de l’appel à projets seront dotés d’un "chèque ressources numériques", leur permettant d’acquérir des ressources numériques pédagogiques, complément indispensable de l’équipement et des services numériques.
L’accompagnement des enseignants et leur formation est un facteur clé de succès. Dans chaque établissement, sur la base du volontariat, un professeur responsable du numérique pédagogique sera désigné, afin de conseiller le chef d’établissement dans définition et la mise en œuvre de la politique numérique et dans l’identification des besoins de formation de ses collègues et leur réalisation. Ce plan de formation au plus près de l’établissement sera complémentaire des formations académiques aux usages du numérique et aux formations en ligne.
Persuadé de l’intérêt d’ouvrir l’École vers l’extérieur, le ministère a enclenché la généralisation du cahier de textes numérique depuis la rentrée 2010. Ce service numérique permet aux enseignants, élèves et parents de suivre la progression pédagogique de sa classe. Plus largement, le ministère, en partenariat avec les collectivités territoriales, réaffirme l’objectif de généraliser les Espaces numériques de travail, véritables bouquets de services de la communauté éducative sur l’ensemble du territoire.
Le partage des compétences entre l’État et les collectivités dans le domaine éducatif rend d’autant plus nécessaire le travail decoordination nationale et locale. Le ministère a souhaité refonder les relations avec les associations d’élus, et le numérique éducatif a été l’objet des premières discussions. Une convention de partenariat, permettant de clarifier les responsabilités, sera signée avec l’assemblée des départements de France (ADF) le 9 décembre, le travail avec l’association des régions de France (ARF) est déjà largement engagé pour aboutir à un dispositif similaire. En cohérence avec ces conventions et en réponse à un appel à projets lancé début 2011, les académies transmettront une proposition globale de développement du numérique, en partenariat avec les collectivités locales. Les projets retenus, qui couvriront l’ensemble de la France en 3 ans, recevront unsoutien complémentaire pour accélérer leur mise en œuvre, notamment par le chèque "ressources numériques".
Pour accompagner les élèves dans leur appropriation de la société numérique, l’éducation nationale doit former les citoyens numériques de demain, en transmettant les valeurs civiques dans la société de l’information. Au-delà de la formation technique, le Brevet informatique et internet, qui valide les compétences numériques acquises par les élèves, accordera dès la rentrée 2011 plus d’importance à l’apprentissage de l’usage responsable de l’Internet. Les équipes pédagogiques et les élèves pourront s’appuyer dès le début 2011 sur un portail de ressources pédagogiques sur ce thème.

Design et maths : des étagères modulables

Pour ceux qui avaient apprécié les deux premiers modèles proposés, voici de quoi renouveler votre déco :






27 novembre 2010

Les collégiens ne brillent pas en mathématiques


Seuls 56 % des élèves en fin de collège possèdent des bases en mathématiques, d'après une évaluation-bilan réalisée en 2008 par le ministère de l'éducation nationale. Les 44 % restants échouent fréquemment sur des questions tenant au "socle commun de connaissances et de compétences".
C'est d'autant plus inquiétant qu'en 2011, la maîtrise des compétences du socle commun, introduit en 2005 et supposé déterminer "ce que nul n'est censé ignorer en fin de scolarité obligatoire",  doit devenir nécessaire pour l'obtention du brevet.

Incapables de mener un vrai raisonnement, ces élèves ne réussissent que des tâches simples et ne parviennent pas à manipuler les notions de durée, de longueur ou de volume. Plus grave, 15 % des jeunes évalués semblent même "ne pas avoir tiré bénéfice des enseignements du collège" : ils ne répondent qu'à des questions intuitives (calculs isolés, propriétés apparentes des figures géométriques) et ne mobilisent ni raisonnement ni véritables connaissances.
En outre, certaines tâches (ordres de grandeur, aire d'un disque) posent des problèmes à l'ensemble des élèves en fin de collège alors que, d'après le ministère, "les compétences en jeu relèvent des fondamentaux de la culture scientifique qui doit être partagée par tous".
Parmi les causes de ces résultats insuffisants, outre le recul de la pratique du calcul mental (remplacé par la calculatrice), figure sans doute une anxiété importante par rapport aux mathématiques.
Entre 20 % et 30 % des élèves déclarent d'ailleurs "se faire aider de une à trois heures par semaine pour leur travail en mathématiques en dehors du collège".
Gabriel Hassan 

22 novembre 2010

Somme des premiers nombres impairs consécutifs

On décide aujourd'hui de s'intéresser à la somme des premiers nombres impairs consécutifs. Je vous propose les premières lignes de calcul ; observez-les, et faites une conjecture avant de lire ce qui suit :


De quelle forme est le résultat ?
...
Vous avez répondu "c'est un carré parfait", alors vous êtes (presque) parfaits.
Vous avez répondu "c'est le carré de k, où k désigne le nombre de termes intervenant dans la somme", là j'applaudis.  
Et maintenant, vous sauriez le démontrer ?
Un indice : une petite récurrence est autorisée.

PS à 18h55 : Olivier nous propose la démo sans mots :

21 novembre 2010

Clip d'Aldebert : Pour louper l'école

Ces élèves sont vraiment capables de tout... Heureusement les profs ne sont pas dupes, grâce à Aldebert.

20 novembre 2010

Nombre du jour : 20

Une devinette proposée par Jean-Luc, collègue ardéchois :

Comment peut-on obtenir 20
en juxtaposant quatre noms de villes ?


19 novembre 2010

Accompagnement personnalisé : graphiques (maths soutien)

Apparemment, nombreux sont ceux qui arrivent sur ce blog à la recherche de fiches ou de conseils pour l'accompagnement personnalisé. Je suppose qu'il s'agit majoritairement de collègues (bon courage !).
Pour lire la présentation générale de ce qui se fait dans mon établissement, c'est ici.

Voici notre support sur le thème comprendre, exploiter, construire un graphique.
Remarque : en classe nous avions déjà construit des courbes point par point, à l'aide de la calculatrice (tableau de valeurs et fenêtre graphique).

Ici, l'objectif est de mettre en lien les maths avec les "réalités" concrètes dans d'autres disciplines qui utilisent des représentations graphiques (physique-chimie, SVT, sciences-éco).
Vocabulaire mathématique abordé : image, antécédent, variable en fonction d'une autre, variations.
D'autre part, on fait réfléchir les élèves sur le choix d'un repère, d'une échelle pour chaque axe. 
(pour le dernier exo, je conseille 1cm pour 500 en ordonnée ; les calculs sont donc *2/1000 ce qui se fait bien de tête. On arrondit les premières valeurs à 1 mm, 2 mm etc.)

Cette fiche est rapide à traiter ; je conseille de déborder un peu du cadre pour affiner
Comparer des croissances : dessiner des courbes de trois fonctions croissantes qui ne croissent pas de la même façon (ex : fonction affine, fonction exponentielle, fonction logarithmique... sans les nommer). Tracer des triangles rectangles matérialisant la pente => les élèves visualisent bien la différence entre les trois cas.
Faire préciser les descriptions qualitatives par des appréciations quantitatives (exemples : au lieu de se contenter de "c'est croissant" dire "le coût a triplé en 10 ans" ou  "A chaque fois qu'on progresse d'un mètre, on perd 3°C")

15 novembre 2010

Livre de recettes IKEA : un stylisme géométrique appétissant :-q

Hembakat är Bäst, tel est le titre de ce livre de recettes proposé par le géant suédois de l'aménagement intérieur. Pour les lecteurs qui ne seraient pas encore bilingues mais qui aiment la Suède grâce à Pöang, aux Köttbullar et à Stieg Larsson ou Camilla Läckberg, je traduis le titre : "Fait maison, c'est meilleur".

Les ingrédients ou bien les recettes y sont stylisés par Evelina Bratell puis photographiés par Carl Kleiner dans des mises en scènes très géométriques : pyramides de farine, parallélépipèdes de beurre, gousses de vanille parallèles, alignements de framboises etc. Que du beau ! Je vous en montre quelques spécimens pour vous mettre en appétit :














Références :
Idée trouvée sur Papilles & Pupilles

8 novembre 2010

Nombres brésiliens

Un entier n est dit brésilien lorsqu'il peut s'écrire, dans une base de numération b telle que :
1 < b < n - 1 , avec des chiffres tous égaux.
Par exemple : 666 est brésilien (en base 10), 7 est brésilien (car en base 2, 7 s'écrit 111)
En 1994, lors de l'Olympiade ibéroaméricaine, avait été posée la question "montrer que 1994 est brésilien, mais que 1993 ne l'est pas". Le terme "nombre brésilien" est resté.

6 novembre 2010

Les kiloversaires : pour ceux qui aiment le système décimal

Aujourd'hui, j'ai reçu un mail de la part d'un Caribou, me souhaitant un "Joyeux premier décakilojour !". (oups... maintenant vous avez de quoi calculer ma date de naissance).

Mais que sont les kilojours ou kiloversaires ?
C'est très simple : au lieu de compter les années, on s'intéresse au nombre de jours écoulés depuis la naissance, en les regroupant par paquets de 1000 (d'où "kilo", qui je le rappelle, vient du grec χίλιοι, signifiant mille).

Il existe plusieurs petits programmes permettant de calculer où vous en êtes concernant ce décompte spécial, et quand seront atteints les prochains kiloversaires ronds (1000 ; 2000 ; ... ; 10000 jours etc.) ou particuliers (1111 ; 2222 ; ... ; 9999 jours etc.).

 (Remarque : dans mon exemple, la personne testée a aujourd'hui 19091 jours, qui est un nombre palindrome, c'est-à-dire pouvant se lire de gauche à droite ou de droite à gauche)

Accompagnement personnalisé : Calcul mental (maths soutien)

Apparemment, nombreux sont ceux qui arrivent sur ce blog à la recherche de fiches ou de conseils pour l'accompagnement personnalisé. Je suppose qu'il s'agit majoritairement de collègues (bon courage !).
Pour lire la présentation générale de ce qui se fait dans mon établissement, c'est ici.

Exit les séances de méthodologie générale et transversale, bonjour les séances de maths !
Pour l'instant, au vu des demandes des élèves, nous proposons deux demi-groupes de soutien en maths à nos élèves, nous espérons pouvoir par la suite proposer du soutien et de l'approfondissement, et en fin d'année uniquement de l'approfondissement ciblé en fonction des séries choisies par les élèves (un groupe vers 1°S et un groupe vers 1°L spé maths ou 1°ES)


Voici notre support sur le thème Renouer avec le calcul mental.
L'objectif est de réveiller des réflexes endormis, de faire utiliser les acquis de collège aux élèves.
Intérêt : faire gagner du temps aux élèves en devoir, éviter des erreurs courantes, réussir les applications numériques en physique-chimie ou sciences-éco.

5 novembre 2010

Des stimulations électriques amélioreraient les aptitudes en maths

Info ou intox ?

En appliquant un courant électrique au cerveau, des chercheurs ont rapporté, dans le journal Current Biology [1], qu’ils pouvaient augmenter les performances mathématiques pendant plus de 6 mois, sans influencer les autres fonctions cognitives. Selon les chercheurs, les résultats pourraient conduire vers des traitements visant les 20% de la population ayant des problèmes sévères ou modérés avec les nombres (comme par exemple la dyscalculie), et pour ceux qui ont perdu cette capacité des nombres suite à une attaque ou une maladie dégénérative.
"Je ne dis pas qu’il faut que les gens aillent s’électrocuter eux-mêmes, mais nous sommes extrêmement excités par le potentiel de nos résultats" dit Roi Cohen Kadosh de l’Université d’Oxford. "Nous avions montré auparavant que nous pouvions temporairement induire une dyscalculie (avec une autre méthode de stimulation cérébrale), et il semble maintenant que nous puissions aussi être en mesure de rendre quelqu’un meilleur en maths. La stimulation électrique ne fera pas de vous un Albert Einstein, mais si nous y arrivons, cela pourrait aider certaines personnes à mieux faire face aux mathématiques."
Les chercheurs ont utilisé une méthode de stimulation du cerveau connue comme étant une stimulation électrique transcranienne directe (SETD). La SETD est une technique non invasive dans laquelle un faible courant est appliqué au cerveau continuellement dans le temps pour augmenter ou réduire l’activité des neurones. La technique a attiré l’attention ces dernières années pour son potentiel d’amélioration de différentes fonctions chez les gens avec des déficits neurologiques, par exemple chez ceux qui ont souffert d’une attaque.
Dans la nouvelle étude, les chercheurs ont appliqué la SETD au lobe pariétal, une portion du cerveau qui est crucial pour la compréhension numérique. Les participants de l’étude avaient des aptitudes mathématiques normales, mais on leur a demandé d’apprendre une série de nombres artificiels, des symboles qu’ils n’avaient jamais vus avant qu’on leur dise qu’ils représentaient des nombres, tandis qu’ils recevaient la stimulation cérébrale non invasive. Les chercheurs ont alors testé la capacité des participants à traiter automatiquement les relations entre ces nombres artificiels les uns les autres, et de les cartographier correctement dans l’espace en utilisant les méthodes de test standards pour la compétence numérique.
Les résultats des tests ont montré que la stimulation du cerveau améliorait la capacité des participants de l’étude à apprendre les nouveaux nombres, et que ces améliorations duraient 6 mois après l’entrainement.
Maintenant qu’ils savent que le traitement par stimulation électrique transcranienne directe peut améliorer le traitement des nombres chez les personnes ayant des aptitudes mathématiques normales, les chercheurs prévoient de tester son utilisation chez ceux ayant des troubles numériques sévères. Si cela fonctionne, il pourrait avoir des conséquences importantes, dit Kadosh, étant donné que les personnes avec des troubles numériques importants ne peuvent souvent pas gérer des tâches basiques comme comprendre les étiquettes des produits, ou faire la monnaie au supermarché. Une capacité médiocre avec les nombres a aussi été associée au chômage et à de faibles revenus, à la dépression, à une faible estime de soi et à d’autres problèmes, dit-il.
[1] Modulating Neuronal Activity Produces Specific and Long-Lasting Changes in Numerical Competence.Current Biology Roi Cohen Kadosh, Sonja Soskic, Teresa Iuculano, Ryota Kanai, Vincent Walsh.

Source : Insoliscience

4 novembre 2010

Pétition : la France a besoin de scientifiques !

 Une pétition demandant une nouvelle réflexion sur les orientations de la filière scientifique au lycée a été rédigée par la Conférence des Grandes Ecoles, la Société Française de Physique, l'Union des Professeurs de Physique et de Chimie, l'Unio des Professeurs Agnomonistes et l'Unio des Professeurs de Spéciale. Elle est hébergée sur le site de l'IREM de Lille. Après recueil des signatures, elle sera remise au Ministre de l'Éducation Nationale.

Parmi les signataires : des sommités du monde scientifique (membres de l'Académie des sciences, prix Nobel, médaillés Fields etc.), des simples profs, et peut-être bientôt vous ! 

Cliquez ici pour signer

Texte de la pétition :

La France a besoin de scientifiques

Les enseignants, mais aussi les milieux scientifiques, économiques et industriels, s’inquiètent des conséquences de la réforme actuelle du lycée sur l’avenir de notre pays.

La société du XXIème siècle va avoir un grand besoin des scientifiques à tous les niveaux. Elle est confrontée à de grands défis : ressources en eau, énergie et alimentation ; réchauffement climatique ; développement durable ; communication et connaissance ; santé, etc. Relever ces grands défis exige la mise en œuvre de connaissances scientifiques et de solutions technologiques les plus avancées. Or l’engagement de la jeunesse dans les carrières scientifiques est réticent.
Notre pays a besoin d’un engagement de la jeunesse dans les sciences, le système éducatif français ne forme pas suffisamment d’ingénieurs pour les besoins de l’innovation, le métier de chercheur est de moins en moins prisé par les meilleurs éléments de notre jeunesse.
C’est pourquoi les enseignants, mais aussi les milieux scientifiques, économiques et industriels s’inquiètent des conséquences de la réforme actuelle du lycée sur l’avenir de notre pays.
  • L'occasion était donnée de renforcer l’enseignement en sciences au lycée afin de former les professionnels et les scientifiques dont la France a besoin pour garder sa place dans la compétition mondiale. Or moins de la moitié des horaires en première S est consacrée aux sciences : ce n’est pas raisonnable.
  • Les pays européens les plus innovants mettent l’accent sur la démarche expérimentale. Or l’organisation des séances de travaux pratiques n’est plus définie dans un cadre national : ce n’est pas raisonnable.
  • On ne peut que se réjouir de la revalorisation annoncée des filières littéraire et économique. Or le jeu des options interdit à trop d’élèves de ces filières de choisir l'enseignement scientifique dont ils ont besoin : ce n’est pas raisonnable.
  • Les formations technologiques, par essence spécialisées, sont vitales pour l’économie de la France. Or l’uniformisation des programmes au lycée technique empêche les jeunes de se spécialiser dans les domaines qui les motivent : ce n’est pas raisonnable.
  • Le principe de l’accompagnement personnalisé est excellent. Or sa mise en œuvre se fait au détriment de la formation commune. Cela remet en question l’équité de notre système éducatif, accentue la disparité entre établissements et affaiblit la démocratisation de l’enseignement : ce n’est pas raisonnable.
En conséquence, les associations, les sociétés savantes et les personnalités suivantes demandent à Monsieur le ministre de l’éducation nationale de bien vouloir prendre conscience des conséquences de la réforme actuelle du lycée sur l’avenir de notre pays.Il est urgent d’engager une réflexion digne des enjeux.


Jeu de calcul mental pour les élèves de primaire

Pour connaître le nom de ce prof de maths, effectue les opérations et traduis chaque résultat par une lettre en respectant la correspondance A = 1, B = 2, ... Z = 26.