20 février 2018

10 ans pour le blog AlgoRythmes !

Dix ans ! 
...  de maths en ligne,
... de commentaires, 
... de découvertes et de pépites partagées ici, 
à un rythme inversement proportionnel au temps consacré à ma petite famille...
Les temps changent, les outils de communication aussi, et je suis bien plus active sur Twitter(*) que sur ce blog désormais. J'aimerais poster plus souvent ici les récits de ce qui marche en classe, de ce qui me fait plaisir avec les collègues, de ce qui m'émerveille dans la géométrie du monde qui nous entoure, et aussi de ce qui me fait un peu bondir dans les évolutions de l'enseignement... mais je n'ai pas assez de temps.

Pour fêter cette première dizaine, voici tout de même un petit post sur une découverte faite cet après-midi à la bibliothèque municipale au rayon jeunesse :

Anne Bertier a "écrit" toute une collection de petits livres pour enfants en monochrome rouge sur fond blanc, dédiés à l'arithmétique. 
Je n'ai pu feuilleter que Je soustrais ; J'additionne ; Je multiplie et Chiffres en tête, mais il existe apparemment C'est égal, Chiffres à conter et Je divise. Certaines couvertures ressemblent à des drapeaux !
Pour les opérations, des triangles identiques sont combinés pour dessiner un objet ou un personnage, à la manière d'un tangram. À chaque page un triangle est ajouté (pour l'addition) ou retiré (pour la soustraction). C'est un approche simple et poétique.
Le livre Chiffres en tête propose des visages symétriques composés uniquement avec le caractère d'un seul chiffre (seulement des 1, seulement des 2 etc.), un vrai travail entre dessin, typographie et calligramme, je trouve.
Bref, ça m'a beaucoup plu, je retourne demain à la bibli avec les cartes des enfants pour les emprunter !

Voici le mot de l'éditeur MeMo :
Travaillant en collage, Anne Bertier cherche dans la série « Signes jeux » à donner un sens graphique aux différents signes utilisés dans les opérations de l’arithmétique élémentaire. Elle traite ainsi l’addition et la soustraction, mais également multiplication, division et égalité.
Dans Je soustrais, des triangles disparaissent d’assemblages géométriques, construisant de nouvelles formes. De douze triangles à un seul, on suit l’évolution de formes mouvantes et expressives, reproductibles par l’enfant.
À la fois ludique et pédagogique, Je soustrais donne à comprendre graphiquement l’arithmétique élémentaire. Les formes simples, rouges ou blanches, qui animent les pages, font de ces livres de magnifiques expériences visuelles, au fil des apparitions et disparitions, au gré des équilibres de pleins et de vides.
Un découpage à la fin du livre permet de jouer avec des formes en papier et d’expérimenter soi-même cette arithmétique en images.





(*) : Ce soir 989 abonnés à @Algo_Rythmes, vous m'en offrez un de plus pour mon anniv ?

10 janvier 2018

Apprendre le code et la pensée informatique, replay de Circuits courts


L'émission Circuits Courts d'Europe1 du mercredi 10 janvier 2018 était consacrée notamment à l'apprentissage du code et de la pensée informatique. J'étais un peu déçue que l'émission ne soit pas animée par François Geffrier mais il est ces jours-ci au CES de Las Vegas, mais j'ai eu droit à la mention de deux de mes tweets ;-)

Voici des liens vers quelques éléments cités à l'antenne :
- Inria : Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique.
- Magic Makers : stages ludiques (payants) pour enfants et adolescents

On pourrait citer aussi :
- Projet 1, 2, 3... codez de la fondation la Main à la pâte
- Tech Kids Académy (à Paris et St Germain-en-Laye) : ateliers ponctuels ou réguliers ludiques (payants) pour enfants et adolescents

En fin de sujet, Europe1 a diffusé cette petite pépite musicale : "L'informatique" du groupe Chanson Plus Bifluorée, qui est une parodie de la célèbre chanson de Gaston Ouvrard "Je ne suis pas bien portant" (qu'on entend notamment dans le film On connaît la chanson).

9 octobre 2017

Mini-test de la nouvelle calculatrice NumWorks

Ils ont pointé de nombreux avantages et quelques limites de cette nouvelle venue sur le marché.
Une calculatrice simple et OpenSource, c'est inédit ! 

Ayant eu vent du bon plan de l'exemplaire gratuit offert aux premiers enseignants qui en feraient la demande, j'ai reçu dès la rentrée scolaire une jolie calculatrice blanche.
Et ces jours-ci j'ai eu l'opportunité d'être mise en relation par Patrick (merci cousin !) avec le dirigeant de Numworks, alors j'ai décidé de donner mes propres impressions, positives pour la plupart, même si je n'ai pas du tout été exhaustive dans mon test !

Pour vous situer ma pratique des calculatrices :
En collège
J'utilise plutôt la Casio-Collège (ou la TI-collège si certains élèves l'ont) en exploitant une part très faible des possibilités, c'est-à-dire essentiellement les boutons liés aux calculs basiques et aux priorités, le passage des fractions aux écritures décimales et les touches suivantes : Pi, racine, exposant, puissances de 10, Cosinus et assimilé.
Je n'utilise pas les outils préprogrammés de stats ou de pgcd, préférant travailler cela sur tableur avec les élèves.
Je suis convaincue que les élèves doivent d'abord maîtriser beaucoup de techniques de calcul mental et réfléchi, donc la calculatrice est très peu utilisée en classe.
En 4°-3°je leur montre certaines "limites" de calcul avec des grands nombres ou des opérations réciproques qui ne s'annulent pas.

En lycée
- J'ai utilisé la TI-Voyage200 avec logiciel de géométrie intégré lors de mon année de prépa CAPES (2004-2005)
- J'ai utilisé les TI-82, TI-83+, TI-89 avec mes 2nde et 1° en début de carrière.
- Depuis 3 ans, j'utilise en 1°ES la Casio graph 35+ comme l'ensemble de notre équipe pédagogique du lycée général.

Dans ce niveau, j'utilise bien plus de menus :
- Run-mat pour tous types de calculs
- Prgm pour l'algo (appliqué aux pourcentages, au second degré, aux fonctions, aux suites numériques, aux simulations de stats)
- Stats
- Graph
- Table
- Recur pour les calculs de termes (et pas ou peu pour les représentations graphiques de suites).
- Equa (seulement pour faire vérifier aux élèves leurs résultats en autonomie)

Voici quelques impressions personnelles sur la calculatrice Numworks :
- Une vraie facilité de navigation avec le seul "joystick" en forme de croix, même s'il m'a fallu me "déshabituer" du fonctionnement Casio où il y a les onglets avec les boutons F1, F2 etc. ET le joystick.
- La grande simplicité du clavier où tout est écrit SUR les touches et non au-dessus, et où il n'y a que les fonctionnalités essentielles, ce qui la rend utilisable dès le collège, même si le budget est plus élevé que ce qu'on demande pour une calculatrice collège...
- Les aspects pratiques des boutons centraux "home", I/O pour allumer-éteindre, la flèche de sortie.
- J'applaudis des deux mains la suppression du bouton "fraction" que possèdent les autres marques de calculatrice. Cela oblige les élèves à réfléchir aux priorités opératoires plutôt que de remplir le numérateur et le dénominateur pré-formatés.
- La mise en mode examen est très facile ; la sortie avec le câble aussi.
- L'ajout de Python est une super idée et colle avec les évolutions des programmes. Je ne connais pas encore assez ce langage, donc je n'ai pas testé.
- La calculatrice est légère et compacte.
- La proposition d'un simulateur en ligne est super : il est ici !
- Bien vu de baisser la luminosité après quelques secondes.
- Dans la touche Toolbox, merci pour les sous-titres !
- L'écran des résultats de stats en toutes lettres est bien, mais on pourrait rajouter les notations "x barre" et "sigma".
- Pour les stats, j'aimais bien la possibilité sur Casio de remplir automatiquement une colonne avec une formule sur une autre colonne. Je ne sais pas si la NumWorks permet de le faire.
- Nettement moins pratique : le code couleur jaune lié à celui de la marque Numworks : le jaune ne me parait pas judicieux sur fond blanc, à la fois pour les touches et pour tout l'affichage lumineux. Du orange plus sombre, du vert sapin ou autre trancherait mieux. D'autant que si on projette en classe l'émulateur en fermant partiellement les stores d'une classe, on ne voit pratiquement plus le jaune.

Voilà pour cette première utilisation à titre personnel.